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Emerson élargit sa gamme NI PXI avec un multimètre 6½ chiffres et des oscilloscopes 1,5 GHz

Le test automatisé n’est plus réservé aux grands laboratoires. Emerson, qui détient la marque NI (ex-National Instruments), a annoncé le 28 octobre de nouveaux instruments au format PXI, positionnés comme des points d’entrée plus abordables. L’annonce comprend un multimètre numérique et de nouvelles variantes d’oscilloscopes, avec des évolutions logicielles centrées sur la configuration sans code et sur l’assistant d’IA Nigel. Pour les équipes d’instrumentation et de contrôle, c’est un signal : la mesure de précision descend en gamme.

Un multimètre 6½ chiffres pour les bancs de test #

Selon Electronics Media, la nouveauté principale est le NI PXIe-4086. Ce multimètre numérique affiche une résolution de 6½ chiffres et une précision de 35 ppm. Emerson le présente comme une entrée de gamme pour des mesures à la fois précises et rapides.

D’après Embedded Computing Design, le PXIe-4086 et les deux oscilloscopes s’ajoutent à la plateforme de test automatisé de NI. Un multimètre de ce niveau est le cœur de nombreux bancs de fin de ligne : vérifier qu’une carte, un capteur ou un sous-ensemble répond aux tolérances avant expédition.

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Ce que veut dire 6½ chiffres

Un afficheur « 6½ chiffres » peut aller jusqu’à 1 999 999 points de mesure sur une gamme. Cette finesse permet de suivre de petites dérives, par exemple la variation d’une résistance de shunt avec la température ou la tension de sortie d’un capteur conditionné. La précision de 35 ppm, elle, chiffre l’écart maximal entre la valeur lue et la valeur vraie, en parties par million.

Des oscilloscopes jusqu’à 1,5 GHz #

L’annonce ajoute de nouvelles variantes des oscilloscopes NI PXIe-5160 et PXIe-5162. Selon Electronics Media, elles offrent jusqu’à 1,5 GHz de bande passante, en configurations à 2 ou 4 voies, avec des options de mémoire embarquée de 1 Go.

Dans un banc de test, la mémoire embarquée compte autant que la bande passante. Elle détermine la durée d’acquisition possible à pleine cadence. C’est utile pour capturer des événements rares : un transitoire au démarrage d’un variateur, un rebond sur une ligne de communication, un défaut intermittent d’alimentation.

Le logiciel, vrai sujet de l’annonce #

Côté logiciel, NI InstrumentStudio prend en charge les derniers instruments et commutateurs PXI. Il étend la configuration sans code, la mise en service et le débogage des systèmes à plusieurs instruments. Emerson fait aussi évoluer NI Nigel AI, son assistant d’IA dédié au test, présenté comme une aide pour développer et déboguer plus vite les tests automatisés.

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David Hall, vice-président marketing produits NI dans l’activité test et mesure d’Emerson, résume l’objectif : rendre l’approche NI du test automatisé accessible à davantage d’équipes d’ingénierie. Selon lui, cette combinaison doit accélérer le développement des produits et réduire le temps passé à concevoir les systèmes de test.

Pourquoi le format PXI compte en industrie #

Le PXI est un standard modulaire : des cartes d’instrumentation logées dans un châssis commun, pilotées par un contrôleur et synchronisées par le fond de panier. Face aux instruments de table séparés, il apporte de la compacité, une synchronisation fine entre voies et un pilotage entièrement logiciel.

Pour un industriel, ces atouts se traduisent concrètement. Un même châssis peut regrouper multimètre, oscilloscope, alimentation et matrice de commutation. On reconfigure un banc par logiciel quand la gamme de produits change. Et l’on reproduit le même banc à l’identique sur plusieurs lignes ou plusieurs sites.

Une suite logique

Selon Embedded Computing Design, ces produits prolongent une extension antérieure du catalogue PXI de NI. Emerson construit donc une offre d’entrée de gamme cohérente, et pas seulement un produit isolé.

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Ce qu’il faut regarder avant d’équiper un banc #

Emerson n’a pas communiqué de prix public ni de date de disponibilité détaillée dans les articles consultés. Avant de remplacer des instruments de table, trois questions restent à poser. Les spécifications annoncées couvrent-elles les tolérances réelles des produits testés, gammes de mesure comprises ? Le logiciel existant du banc (LabVIEW, TestStand, Python) prend-il en charge les nouveaux modules ? Et faut-il réétalonner ou requalifier le banc, surtout dans les secteurs où la traçabilité métrologique est auditée ?

L’annonce confirme une tendance de fond dans l’instrumentation industrielle : la mesure de précision devient plus modulaire et plus pilotée par logiciel, et l’IA commence à aider à écrire les séquences de test. Les équipes qualité et méthodes ont tout intérêt à suivre ce mouvement de près.

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