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Air Liquide augmente de moitié sa production d’azote près de Saint-Nazaire

Air Liquide a inauguré le 8 octobre 2026 à Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire, une nouvelle unité de séparation de l’air qui ajoute 300 tonnes d’azote liquide par jour à son site historique, soit environ 50 % de capacité en plus, pour un investissement de 50 millions d’euros, selon SaintNazaireNews.

En bref
  • Nouvelle unité de production et de liquéfaction d’azote, 50 millions d’euros.
  • Le site passe à environ 900 tonnes d’azote liquide par jour.
  • La capacité d’oxygène, elle, ne bouge pas.
  • Premières molécules produites mi-septembre, inauguration le 8 octobre.

Que change ce projet pour le site de Montoir ? #

Le site de 2,5 hectares tourne depuis plus de 25 ans. Son unité historique produisait environ 600 tonnes d’oxygène et à peu près autant d’azote par jour. La nouvelle ligne est entièrement dédiée à l’azote : elle porte la production à quelque 900 tonnes quotidiennes, un chiffre repris aussi par L’Usine Nouvelle, qui parle d’un investissement pensé pour les trente prochaines années.

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L’oxygène n’a pas été augmenté, la demande ne le justifiant pas. C’est un choix d’ingénierie classique sur une unité de séparation d’air : on dimensionne la colonne et la liquéfaction sur le produit qui manque, plutôt que de gonfler l’ensemble du train.

Un dimensionnement logistique à la hauteur

L’aval suit. Air Liquide a installé un nouveau stockage de 1,7 million de litres d’azote liquide, et la capacité d’expédition passe d’environ 30 à 50 semi-remorques par jour. Une partie de la production part aussi par canalisation vers les industriels voisins, notamment à Donges, sans passer par la liquéfaction.

L’effectif du site est passé de 10 à 20 personnes, qui interviennent aussi sur le site de Donges. Jusqu’à 70 personnes ont travaillé sur le chantier.

Comment fonctionne une unité de séparation de l’air ? #

Le principe reste celui de la distillation cryogénique. L’air atmosphérique est aspiré, purifié de son humidité et de son CO2, comprimé puis refroidi jusqu’à des températures cryogéniques. Ses composants, azote, oxygène et argon, se séparent ensuite parce qu’ils se liquéfient à des températures différentes.

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Pour obtenir de l’azote liquide, le procédé descend jusqu’à -196 °C. Le directeur général d’Air Liquide France Industrie, Nicolas Droin, résume l’image auprès de SaintNazaireNews : « C’est un peu comme un gros alambic ».

Une conduite pilotée à distance

Le site fonctionne 24 heures sur 24 et il est alimenté par des postes haute tension. Sa conduite est supervisée à distance depuis un centre situé près de Lyon, qui reçoit en temps réel les données des capteurs de l’installation.

Ce modèle d’exploitation centralisé est devenu la norme chez les gaziers. Il repose sur une instrumentation dense : pressions, températures, débits et analyses de pureté remontent en continu, ce qui permet d’optimiser la consommation électrique et de détecter les dérives sans équipe de quart complète sur place.

À quels besoins industriels répond cet azote ? #

L’azote liquide sert d’abord l’agroalimentaire, très présent dans le Grand Ouest, pour la surgélation et les atmosphères de protection des emballages. Il est aussi utilisé dans l’industrie manufacturière, la pharmacie, la découpe de précision et la fabrication de puces électroniques, où il sert d’inertage.

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Les clients sont livrés principalement dans un rayon d’environ 200 km autour du site. Air Liquide revendique environ 200 000 clients en France, dont plusieurs dizaines de milliers dans l’Ouest.

Un investissement calé sur une croissance lente

« Nous travaillons sur le temps long, avec des marchés qui progressent de 1 à 2 % par an », explique Nicolas Droin. À ce rythme, les nouvelles capacités pourraient être saturées au bout de 10 à 15 ans, selon les échanges rapportés lors de l’inauguration.

Pour les ingénieurs procédés des sites clients, c’est un signal utile : la disponibilité de l’azote liquide en vrac dans l’Ouest se renforce, ce qui sécurise les projets d’inertage, de cryogénie ou de surgélation qui dépendaient d’un approvisionnement parfois tendu.

Ce qu’il faut retenir pour les industriels de la région #

Cette extension illustre une tendance de fond : plutôt que de construire des sites neufs, les producteurs de gaz industriels ajoutent des trains dédiés sur des sites existants, déjà raccordés au réseau haute tension et aux canalisations. Le gain est double : un chantier plus court et une logistique déjà rodée.

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Pour un utilisateur, la question n’est plus seulement le prix du mètre cube, mais la sécurité d’approvisionnement à long terme. Une unité dimensionnée pour trente ans à moins de 200 km change le calcul entre livraison en vrac, production sur site par membranes ou adsorption, et stockage tampon.

Questions fréquentes #

Quelle quantité d’azote le site de Montoir produit-il désormais ?

Environ 900 tonnes d’azote liquide par jour, dont 300 tonnes apportées par la nouvelle unité inaugurée le 8 octobre 2026.

Combien Air Liquide a-t-il investi ?

50 millions d’euros pour la production et la liquéfaction de l’azote, d’après SaintNazaireNews.

À quelle température l’azote est-il liquéfié ?

Le procédé de distillation cryogénique descend jusqu’à -196 °C pour obtenir l’azote liquide.

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